Dans la nuit de mardi à
mercredi, la vitrine du shop de tatouages et piercings Tattoo Art Skin, à Carvin, a été saccagée. Selon la patronne, elle l'a dit à la presse, ces actes de dégradation sont dus à la
vidéo mise en ligne sur YouTube où elle interprète une chanson provocante, en tenue dénudée.
La culture française, dominée par les hommes, produit ce genre de réactions de violence face aux femmes qui décident d'exprimer leur liberté. Les valeurs et traditions dominantes en france, paillardes et beaufs, qui font que les hommes racontent entre eux des histoires de c*l, comparent leurs performances sexuelles, et admirent les actrices porno. Mais, dans le même temps, ces hommes ne supporteraient pas d'imaginer leur soeur ou leur mère dans une situation "impudique". Nous combattons le sexisme, convaincus qu'une femme doit pouvoir être libre, disposer de son corps, y compris en l'exposant nu.
Dans cette affaire, la tatoueuse se sert de sa nudité pour faire un buzz sur le net, une sorte de pub indirecte pour son commerce. Elle interprête Je ne suis qu'une chienne, une chanson d'un musicien proche de Gogol 1er, chanteur de rock alternatif français des années 80, qui produisait des titres "provocateurs" et scatologiques comme Hitler mon amour, ou j'encule. Souvent de mauvais goût, ces chansons sont comme des hymnes démodées pour rebelles sans cause. Dans la chanson que la tatoueuse interprête, elle demande à son amant de lui manquer de respect, de lui faire mal, de la battre "comme une chienne".
Dans les propos repris par le journaliste, la tatoueuse-chanteuse se dit sonnée, elle est dans l'incompréhension totale. Elle semble penser que l'art est "en dehors" de la société, comme un espace sacré de pure création. Mais cela n'est pas réaliste. Dans son clip provoc', elle chante les bienfaits de l'oppression patriarcale. Elle prend avec plaisir la place de la victime du barbare qui violente les animaux et les femmes. Elle se range de fait du côté des complices des oppresseurs sexistes et anti-animaux. Nous ne pouvons être solidaires de cette femme, car elle est complice de ce que nous combattons.
On ne peut voir dans ce clip un acte de rebellion, la véritable révolte contre la bourgeoisie et l'ordre établi n'est pas de se placer du côté des oppresseurs, mais bien de prendre le parti de la compassion des victimes innocentes pour lutter contre l'oppression, pour abattre le patriarcat!
S'informer, discuter, échanger les
expériences.
Les antifa herbal party sont des occasions pour toutes les personnes qui veulent agir contre le fascisme de se rencontrer, nouer des relations, trouver des affinités.
Rencontrer d'autres personnes qui sont opposées au fascisme est important pour rester motivéE. Si le mouvement fasciste continue à grandir, être connectés les unEs aux autres sera bientôt une question de sécurité, et à terme, un moyen de rester en vie.
Il est important de connaître les différentes composantes du mouvement fasciste, il est nécessaire de savoir pour qui les fascistes travaillent, qui sont leurs alliés directs, et indirects. Il est également indispensable de savoir qui sont les fascistes organisés près de chez soi. Pour celà, il faut observer, et échanger les informations.
Dans le mouvement fasciste, le Front National est la proposition la plus avancée, celle qui rassemble le plus de militants, celle qui dispose des moyens les plus importants. La présence du F.N dans le bassin minier n'est pas un hasard mais résulte d'un choix stratégique de sa direction.
Connaître ces éléments, c'est déjà combattre le fascisme.
Les antifa herbal party sont des événements en plein air durant lesquels des antifa se rassemblent autour d'une boisson chaude et de quelques biscuits. Il s'agit avant tout d'un moment de détente, de rencontre amicale. Pour des raisons de sécurité, les informations sur le lieu et l'heure du rendez-vous sont communiquées par mail, la veille de la party, à celles et ceux qui en ont fait la demande à aaartois@gmail.com.
Il faisait un
froid glaicial mais l'ambiance était chaleureuse samedi après midi, à Harnes, pour la deuxième guince aux oeillets. Merci aux camarades qui ont fait de la route pour venir à ce rassemblement.
C'est sur le site du bois de Florimond, qui est à la fois un ancien site minier, et une expérience écolo-bourgeoise, que nous avons passé cet après midi d'échanges. Nous avons marché, bu des infusions pour avoir chaud, et mangé quelques biscuits.
Mais surtout, nous avons discuté d'antifascisme dans le bassin minier, dans la région et au delà. Nous avons partagé des informations à propos des stratégies des fascistes, et notamment de ce qu'ils appellent métapolitique. Un camarade a évoqué le rôle fondamental qu'a joué Alain de Benoist dans l'évolution des mouvements fascistes en Europe depuis une vingtaine d'années.
Avant tout, nous avons parlé de la situation des fascistes dans le Nord - Pas de Calais. Les groupes identifiés, les choix stratégiques qu'ils opèrent, leurs atouts, et également leurs faiblesses. A ce titre, les récents évènements autour de la tentative d'implantation d'une maison dite "des ouvriers" dans le bruaysis nous montre leur qualité de communiquants.
Entre un envol de héron et une course de poules d'eau, nous avons aussi fait le bilan des activités des différents groupes antifa ces derniers mois. Des camarades de l'ACF ont partagé quelques unes des recettes de leur capacité de mobilisation. Big up pour leur activisme!
Si nous avions eu plus de temps, nous aurions pu insister sur la menaceque constitue le Front National qui est, de loin, la proposition fasciste la plus avancée en france. Un prochain rassemblement lui sera intégralement consacré, nous vous tiendrons informéEs.
Avant de nous quitter, souriantEs et certainEs d'être solidaires, nous avons eu une pensée pour celles et ceux qui font que cette journée est dite "guince aux oeillets". Nous avons célébré la mémoire d'Emilienne Mopty et des jeunes émeutiers de février 1970.
Le mouvement antifa s'étend,
il s'organise pour durer.
Nous serons victorieux car la vie triomphe toujours.
Comme l'an dernier, l'action antifasciste artois organise,
le 4 février, au coeur du bassin minier, la deuxième guince aux oeillets. L'ambiance sera positive, car il s'agira de célébrer les figures héroïques du peuple de
l'artois : les prolétaires. Ce sont les masses qui changent le quotidien, ce sont les masses qui font l'histoire. Ce ne sont pas les grands hommes qui sont mis en avant par la
bourgeoisie ou par les fascistes, ceux-là ne font que recueillir la gloire et le pouvoir qu'ils obtiennent sur la souffrance des masses. Voilà pourquoi nous célèbrons la mémoire et les actions
des femmes des mineurs de la grève de 1941, des jeunes antifascistes d'hier, et de la classe qui les portait : le prolétariat.
Les antifascistes n'ont pas à s'inventer des liens avec des individus "hors du commun", prétendus héros, soit-disant seuls contre tous. L'action antifasciste n'a besoin, ni d'une sorte de Jeanne d'Arc, ni d'un mode Jeanne Maillotte. L'antifascisme n'est pas l'affaire de quelques rebelles "anti-système", mais d'une classe qui depuis des siècles déplace des montagnes : le prolétariat.
Aujourd'hui se tient à Lille une contre-manifestation, pour opposer une résistance antifa symbolique, et importante, au défilé des fascistes locaux. L'objectif n'est pas de bloquer la manifestation qui, autorisée par la mairie, sera protégée par les flics. Au passage, les fascistes d'"OPSTAAN - LA MAISON FLAMANDE - LA MAISON DE L'ARTOIS" montrent que leur côté subversif n'est qu'une façade, une pose de bourgeois. Quand ils font appellent à cotisation pour financer leurs activités, ils appâtent les petits bourgeois en précisant que l'état français offrent des réductions d'impôt aux adhérents. Quand ils se la jouent anti-système en octobre, c'est pour mieux remercier les flics en février.
Le blocage définitif des fascistes sera l'action des masses et de leur fine fleur, le prolétariat. Des groupes se créent pour cela partout, dans les villes comme dans les campagnes. Comptant sur ses propres forces, la jeunesse antifasciste étudie le fascisme, monte des groupes autonomes, et se prépare à défoncer les fascistes.
C'est avec cette volonté que nous nous rassemblerons le 4 février.
Kingdom est un groupe de métal Hardcore (dont nous avons déjà parlé), basé à Philadelphie. Ce groupe véhicule depuis ses débuts les valeurs positives de la culture vegan straight edge. Ce clip est le premier que le groupe produit, et a été réalisé selon les principes du DIY (do it yourself = fais-le toi même), qui valorise l'autoproduction en opposition avec la société dite "de consommation". Comme l'a écrit Davin, la chanteuse, au dos de la pochette de cet album THREADS : "DIY or DIE".
La naïveté que vous plaidez me dégoûte
Avec tous vos arguments, pouvez-vous justifier une mort sans raison ?
Avec toute votre compassion pourquoi vous ne compatissez pas avec l'agonie ?
La naïveté que vous plaidez me dégoûte
Quand chaque racine est liée
Et chacun des cris à le même son
Alors ils-deviennent-nous-devenons-je
Nos histoires s'alignent
S'entrelacent
Une jeune fille de 12 ans, Pauline, s'est donné la mort avec le fusil de chasse de son père, dans la nuit précédent la rentrée scolaire. Pauline a laissé une lettre
pour sa famille, dans laquelle elle leur exprime son amour, sans expliquer toutefois son geste. D'après les témoignages de camarades de son collège, Jean
Jaurès à Lens, et de l'un de ses proches, Pauline était angoissée par l'école, elle souhaitait ne plus y aller.
Pauline avait été victime de violences physiques et psychologiques. Sa maman a fait état aux journalistes de l'existence d'un certificat médical pour des blessures dues à des coups reçus, et
une collègienne a
rapporté que Pauline «se faisait 'traiter' par des garçons, qui disaient qu'elle était moche et que c'était un garçon manqué»
La réaction du personnel de l'administration est de nier ces faits et témoignages. Le principal, comme les prof, estiment que la jeune élève était renfermée et devait avoir des problèmes
personnels, sans lien avec l'école.
Les collèges sont des lieux de privations de liberté. Les fonctionnaires qui y travaillent sont des agents de la bourgeoisie, dont le rôle est de maintenir une paix apparente.
Les enfants sont tenus d'accumuler un savoir qui leur est transmis de manière magistrale : le maître parle, les élèves écoutent. Ces savoirs sont déconnectés des questionnements
de jeunes qui souhaitent comprendre le monde. Le collège (C.E.S) est une création de la période des trentes glorieuses, et répondait à un besoin de cette époque. Il s'agissait de
la phase durant laquelle l'état bourgeois faisait la sélection entre les enfants qui deviendraient des futurs cadres du système, et ceux qui composeraient la masse de ceux qui
produisent. L'élite accèdera au lycée et à la fac, les autres subiront l'école jusqu'à la quitter, écoeuréEs, et plus ou moins diploméEs. Aujourd'hui, avec la crise du capitalisme, la
bourgeoisie est en pleine décadence. Son attention est toute entière concentrée sur sa propre survie, sur le maintien de ses privilèges. Elle n'a plus intérêt à l'élévation scientifique et
culturelle des enfants des classes populaires. Les jeunes sont parfaitement conscients de cela. De même, ils savent que les professeurs ne sont pas capables de permettre l'ascension
sociale qu'ils prétendent apporter. Ils ne font que renforcer la frustration, l'injustice sociale resentie en dehors du collège. Quand un jeune met le feu à l'école, les profs réclament des
primes et des flics!
Les prof sont à ce point hermétiques aux souffrances de leurs élèves qu'ils en nient l'existence. L'exemple de Pauline nous le rappelle aujourd'hui avec effroi.
Face à la douleur de la famille de Pauline, l'état français dit qu'il cherche des explications. Le procureur, les flics, le principal et sa cellule psychologique l'affirment : il ne faut pas tirer de conclusions
hatives, l'enquête est en cours. Mais nous savons que l'état français ne reconnaitra pas sa responsabilité. Les officiels diront que ce sont les enfants qui sont en cause, car ils sont violents.
On accusera les jeux video, les films, internet. Les plus "à gauche", en réalité représentants de la social-démocratie, soutiendront que c'est la violence des quartiers populaires qui se répend,
et que l'école devrait redevenir un "havre de paix".
Mais en réalité, les collégiens sont éduqués pour une compétition "à mort", on leur fait comprendre avec cynisme qu'un nombre de plus en plus limité d'entre eux s'en sortira.
Les filles sont persécutées, les plus jolies, les plus "mures", sont victimes des commentaires sexistes des jeunes garçons maintenus dans l'ignorance quasi-totale par rapport à
la sexualité. Les jeunes filles, comme les garçons d'ailleurs, qui sont jugées différentes sont écartées, moquées et victimes de violences.
Ce climat de sélection et de mise à mort sociale, c'est l'école elle-même qui la crée. L'école de la classe bourgeoise, la classe qui crée le fascisme.
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